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Au Fenua comme ailleurs, la relation avec son manager repose en grande partie sur la communication. Si la franchise est une qualité appréciée, certaines phrases, dites sous le coup de la fatigue ou du stress, peuvent donner à votre employeur une mauvaise image de votre implication.
Le problème n’est souvent pas ce que vous ressentez, mais la façon dont vous le formulez. Voici 7 phrases qui font grincer des dents les chefs d’entreprise et les DRH, et comment les dire autrement pour prouver votre professionnalisme.
1. Je suis fiu
C’est l’expression polynésienne par excellence. Dans la sphère privée, tout le monde comprend cet état de lassitude soudaine. Mais au bureau, dire « je suis fiu » à son patron équivaut à dire « je n’ai plus envie de faire d’efforts pour votre entreprise ». Cela renvoie une image de désengagement total.
- Ce qu’il entend : « Je suis paresseux et je baisse les bras. »
- Dites plutôt : « Je rencontre une vraie baisse de motivation sur cette tâche répétitive. Est-ce qu’on pourrait repenser la méthode, ou puis-je basculer temporairement sur [autre projet] pour retrouver mon efficacité ? »
2. Ce n’est pas mon travail
En Polynésie, l’esprit d’équipe et la solidarité sont des valeurs fortes. Refuser catégoriquement d’aider un collègue ou de prendre une tâche sous prétexte qu’elle n’est pas sur votre fiche de poste manque cruellement de flexibilité.
- Ce qu’il entend : « Je ne pense qu’à moi et l’équipe ne m’intéresse pas. »
- Dites plutôt : « Ce n’est pas mon domaine d’expertise principal. Je peux aider en faisant une partie, mais il serait peut-être plus efficace de demander à [Nom du collègue] qui maîtrise mieux ce sujet. Qu’en penses-tu ? »
3. On a toujours fait comme ça
Le monde de l’entreprise évolue vite. Face à un nouveau logiciel, une nouvelle méthode ou un changement de direction, brandir le passé comme bouclier montre une résistance au changement et un manque d’ouverture d’esprit.
- Ce qu’il entend : « Je refuse d’évoluer et je bloque l’innovation. »
- Dites plutôt : « C’est une approche très différente de nos habitudes. J’ai besoin d’un peu de temps pour m’y faire, mais je suis prêt à la tester pour voir si on y gagne en efficacité. »
4. Je ne sais pas
Personne n’a la science infuse, et il est normal de ne pas tout savoir. Cependant, un simple « je ne sais pas » s’apparente à une porte fermée. Votre manager n’attend pas de vous que vous soyez une encyclopédie, mais que vous soyez un « trouveur de solutions ».
- Ce qu’il entend : « Je ne sais pas et je n’ai pas l’intention de chercher. »
- Dites plutôt : « Je n’ai pas la réponse précise sous la main, mais je vais me renseigner tout de suite et je te fais un retour avant midi. »
5. Ce n’est pas de ma faute
Lorsqu’un problème survient (un retard, un client mécontent, une erreur), le réflexe naturel est de se protéger en rejetant la faute sur un collègue, un fournisseur ou la connexion internet. Mais un patron cherche des solutions, pas des coupables.
- Ce qu’il entend : « Je n’assume pas mes responsabilités et je ne suis pas fiable. »
- Dites plutôt : « Voici ce qui a bloqué dans le processus. Pour rectifier le tir maintenant, je propose de faire [Solution A] ou [Solution B]. Ensuite, nous pourrons voir comment éviter que cela se reproduise. »
6. C’est impossible
Que ce soit un délai serré ou un objectif de vente ambitieux, le mot « impossible » est très mal perçu. Il montre une attitude défaitiste avant même d’avoir essayé de comprendre la demande.
- Ce qu’il entend : « Je n’ai même pas essayé d’y réfléchir. »
- Dites plutôt : « C’est un vrai défi avec nos ressources actuelles. Pour atteindre cet objectif, il nous faudrait soit décaler la deadline à [Date], soit obtenir l’aide de [Ressource]. Comment veut-on prioriser ? »
7. Ce n’est pas juste
Le monde du travail obéit à des règles économiques et stratégiques qui peuvent parfois sembler subjectives (une promotion qui vous échappe, un projet donné à un autre). Utiliser le mot « injuste » donne une impression infantile et émotionnelle.
- Ce qu’il entend : « Je me plains comme un enfant au lieu d’agir en professionnel. »
- Dites plutôt : « Je suis surpris par cette décision car je m’étais beaucoup investi. Pourrions-nous prendre un moment pour que je comprenne les critères qui ont mené à ce choix, afin de savoir sur quoi je dois m’améliorer ? »
Le mot de la fin : Changer ses tics de langage demande un peu de pratique, mais c’est un investissement extrêmement rentable pour votre carrière. En adoptant une communication orientée « solutions » plutôt que « problèmes », vous gagnerez la confiance de votre hiérarchie et vous vous positionnerez naturellement comme un élément moteur de votre entreprise !
